Résignation

Publié le 13 Août 2014

Comme une envie de doucement rire, d'être sarcastique et de tout envoyer doucement chier. Doucement mais violemment. Je vais également doucement mais violemment craquer, et je crois que ce sera le côté violent qui prendra le dessus.

Je m'étais donc arrêtée à samedi. Faut savoir que je n'ai aucun souvenir du dimanche, je pense avoir dormi une bonne partie de l'après-midi, c'est sûrement pour ça. Arrive donc, je ne sais comment, le lundi. Le lundi donc. Sachant que le lendemain ma cousine arrivait chez moi, je me devais de ranger ma chambre. 17h00 se présente, ma chambre en désordre est toujours là. A 18h00 survient un mal de "ventre", juste entre les côtes. Pas de soucis j'ai l'habitude, j'ai fait des examens et tout, bref c'est pas nouveau cette douleur. Je reste couchée dans mon lit, d'un coup j'arrive plus à bouger. Seule chez moi, j'ai mal. Ca "passe" un touut petit peu, mais une envie de vomir et des vertiges font leurs apparitions. je décide donc de prendre un bain. Impossible de me rincer les cheveux, vertiges à chaque fois. 1h20 passée dans le bain, j'arrive enfin à sortir. Je dois m'asseoir toutes les 7 secondes exactement. J'arrive pas à sortir de la salle de bain. Pour finir j'y arrive enfin, et je finis par vomir mes tripes, c'était génial. Je vais dans mon lit, je vois flou. Je m'endors, je sais plus trop comment, en me disant que avec tout ça, ma chambre n'est pas rangée. Je me réveille au moins 4 fois pendant la nuit. Une des quatre fois s'accompagne d'une sorte d'hallucination, une impression d'entendre de la musique très fort, et en même temps d'avoir les oreilles bouchées. Une autre fois également je manque de m'évanouir mais me rattrape à la baignoire. J'ai peur, je suis fatiguée. Mardi arrive et je dis à maman ce qu'il s'est passé. J'arrive tjs pas à me lever plus de 4 secondes sans voir flou, c'est affreux. Ma cousine arrive, je suis très faible, donc on reste à la maison toute l'après-midi. Je m'entends bien avec elle, on passe une bonne journée même si j'ai juste envie d'aller dormir. On passe la soirée au cinéma devant "qu'est-ce que j'ai fait au bon Dieu ?", assez marrant et je trouve le black trop sexy, quand je lui dis ma cousine me regarde avec ses yeux de vierge effarouchée, ça me fait beaucoup rire. Dans la soirée je me dégote un boulot pour toute la semaine prochaine, j'animerai en tant "qu'assistante" un stage de cuisine pour enfants. Je suis heureuse et je me dis que mes finances iront un peu mieux. Parce que bon, avoir 23 euros sur son compte, 40 euros en liquide, devoir encore 58 euros à une personne et offrir quatre cadeaux d'anniversaire pendant le mois de septembre, ça s'annonçait mal. Arrive donc...ben aujourd'hui, mercredi 13 août. Je vais chez mon psy au matin (en disant à ma cousine que je vais chez l'ophtalmo, héhé). Ma mère prend 50 minutes des 1h du rendez-vous. Je vous assure je déconne pas. J'étais dégoutée. Vraiment dégoutée, j'ai même pas eu l'occasion de lui parler de tous les trucs importants que j'avais prévus de lui dire. Maman lui dit qu'elle a trouvé une lame dans mon lit et qu'elle s'inquiète (j'ai fait un résumé pcq la lame était pas vraiment dans mon lit, etc, bref). J'arrive à mythoner un truc tout à fait crédible et mon psy y croit. Bref coup de chaud pour pas grand chose, mais quand même. On rentre à l'appart, je passe l'après-midi à lui faire visiter Mons juste à deux, assez chouette. On rentre, sa maman est chez nous pour venir la rechercher, papa téléphone et m'annonce que ma tante est décédée. Je le dis à ma soeur, ma mère et du coup ma cousine et mon autre tante. Abasourdis nous sommes. Suicide. Cette famille est-elle destinée à se suicider ? Fin de la soirée, ma cousine est partie, j'en suis à maintenant. Bam dans ma tête, bam dans mon coeur. Vous savez quoi ? Appelez-moi quand vous saurez si je passerai une journée tranquille en ce mois d'août, que je sache si je dois encore faire l'effort de sortir de ma chambre ou pas.

Rédigé par Marie

Publié dans #Journal intime

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