Juillet et son palais de beautés.

Publié le 5 Août 2014

Tant de choses à dire, d'émotions et d'évènement vécus ce mois de juillet.

Ca y est, la moitié de mes vacances s'est désintégrée, emportant avec elle de jolis souvenirs dépourvus d'automutilation. Le mois de juillet aura été témoin d'une remise en question, d'une évasion en Espagne, d'un festival, d'un amour envers mon père renforcé chaque jour un peu plus. D'un poids à la hausse mais de gens me disant que j'étais maigre. D'un immense amour envers mes copines aussi, dont une avec qui je dois avoir passé plus de la moitié du mois. Mais malheureusement, ce mois aura également amené le début de l'harcèlement sur ask et de la distance entre mon copain et moi.

En route le 1er juillet avec une amie et sa maman pour Louvain. Cette amie va passer ses examens d'entrée pour être accepeter dans la prestigieuse LemmensInstituut dès septembre en internat. Une grosse journée de stress qui se finit par un "geslaagd" ("réussi") à 17h, et un ouf de soulagement ! Elle est acceptée, c'est fantastique, je suis trop contente pour elle et en même temps je ne peux m'empêcher de penser qu'elle ne sera plus là, et c'est un peu triste. Le 6 juillet, Emilie m'envoie un message, le début du clavaire commence. Quelqu'un parle de moi sur son ask, lui dit que je me mutile, lui dit également qu'il doit le dire à tout le monde, que mes amis ont le droit de savoir, qu'il veut ruiner ma réputation, que tout le lycée le sache. Elle me dit qu'elle a tout supprimé, mais qu'elle voulait me prévenir. Je me dois de lui dire la vérité, c'est une amie proche et ça me fait de la peine qu'elle apprenne ça comme ça. Je lui demande si elle en a parlé à quelqu'un, elle me répond Jeanne. J'envoie un message à Jeanne, je lui dis que je sais qu'elle sait, elle me réponds que ça fait longtemps qu'elle le sait (depuis le camp de l'année d'avant, où j'étais en short, elle est pas conne..) qu'elle s'en veut de ne pas m'en avoir parlé, qu'elle s'en veut vraiment. Un immense poids s'envole sur le champs, l'angoisse que tout le monde le sache est remplacée par le soulagement. Toutes ces fois où je me suis sentie seule, elle s'est "excusée" et ça m'a fait incroyablement du bien. Elles ont toutes les deux bien réagi, et c'est le principal. En fait, c'était un mal pour un bien. Le 9 je vois mon psy, on discute de mes buts et objectifs, des festivals, je lui dis que je vais bien. "Je t'aime", me dit-il avant de partir le 10 juillet. Je lui réponds que moi aussi je l'aime, et je sais au fond de moi que je dis la vérité, mais je sais également que trop de choses m'empêchent de montrer mes sentiments comme je le voudrais. Je dors chez une copine et le 11 je vais avec elle et une autre copine au festival les ardentes. Je me sens vivre, je me sens bien, je me convaincs que si j'occupe toutes mes journées je n'aurai pas le temps d'être malheureuse. Ca se vérifiera à peu près pour juillet. On rentre à 4h00 du matin, je redors chez cette copine et le 12 (le lendemain) je vais en France visiter un musée, je suis fatiguée mais la vie est belle. "Qu'est-ce qui te gène dans le fait qu'elle se mutile" reçois-je par sms le 15. Là, je comprends pas, je demande ce qu'il se passe, et là je reçois " c'est pas toi sur ask ? x) ". J'apprends que c'est Louis, un pote à moi et que l'anonyme, après le ask d'Emilie, s'est attaqué à son ask à lui et a donné mon numéro en disant que c'est le sien. En fait son but était que je sache qu'il parlait également de moi sur le ask de Louis, génial. Il me pose des questions, je lui avoue tout et me dit qu'il veut m'aider, qu'il est là pour moi et que non il n'arrêtera pas de me parler, non il ne le dira pas à tout le monde et non il ne me prends pas pour une folle. Il me pose des questions de malade, on dirait qu'il s'am lui-même pour tout comprendre à ce point. Il me dit que je peux lui téléphoner dès que je me sens mal, je le remercie infiniment, il sait plus de choses sur moi en une soirée que mon psy, en y portant un tel intérêt, j'ai envie de le serrer dans mes bras, de lui dire merci. Encore une fois un mal pour un bien, mais je commence à paniquer en me disant que de plus en plus de gens commencent à être au courant. Je n'en parle pas à mon copain, de toute façon il est en Espagne. Le lendemain, le 16 donc, départ pour l'Espagne avec Jeanne et pleins d'autres ados, je suis heureuse. 17h de car, au moins le tiers à parler de ask, à chercher qui pourrait être derrière tout ça, à jouer les détectives, trois asks déjà, trois. Je passe 10 jours de camp absolument formidable, vraiment. Je mange normalement, je fais trois fois du surf, du cannyoning, de l'accrobranche (enfin à moitié, merci le vertige), des rencontres exceptionnelles, tout est génial. Seul bémol, les questions par rapport aux cicatrices sur mes jambes. Mais je sens que Jeanne me soutient moralement à chaque fois, me souriant dès qu'une question surgit à côté de moi, en essayant de changer de sujet pendant que je cherchais mes mots (j'ai à chaque fois dit que je voulais pas en parler mais bon..) ou encore en me faisant rigoler deux minutes après le moment gênant. Je pleure énormément avec une autre fille à la fin du camp, on se promet de se revoir, débordement d'amour en ce 25 juillet. Je passe 5 jours cools en compagnie de ma famille. "Je t'aime" lui dis-je le 29 juillet. Pourtant je sais que quelque chose se passe mal, qu'il profite un peu. Arrive le 30 juillet, apportant avec lui un rendez-vous chez le psy et 900 g de pris mais également un départ pour la mer du nord chez mes grands parents en compagnie de Jeanne. Le stress du comportement de ceux-ci avec Jeanne est bien présent mais je me dis qu'on verra. La moitié du voyage se passe en discutant de ask. On arrive là et je sais que ça va bien se passer, qu'ils sont gentils et que Jeanne est super. Le lendemain on rejoint Emilie sur la plage, qui passe justement la journée avec ses parents là où mes grands parents habitent. On passe une journée paisible, entre rigolade, recherches pour trouver l'anonyme et promesse de lui faire vivre les pires choses si on le retrouve. Je les aime, je me sens bien, j'aime la vie. Elles savent et m'acceptent quand même. Vient le 1er août, la seule journée d'août qui se passera à peu près bien.. On passe la journée à deux, on va à la Panne, sur les conseils de ma grand-mère. Encore une journée parfaite, qui se finit en courant car on est en retard pour le souper et qu'on s'est perdue, bref quoi de mieux pour rire. On regarde sinister jusque 2h00 du matin, les draps sont trempés tellement on a eu peur. Je suis contente de partager des choses comme celles-là avec une amie, de me montrer si laide et qu'elle m'aime quand même. Je veux lui parler de ses parents mais je sais pas comment faire, je m'en veux. On repart chez nous le lendemain matin, soit le samedi 2 août et je vais m'arrêter là, car on est au mois d'août et qu'arrive le début de la dégringolade.

Rédigé par Marie

Publié dans #Journal intime

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