Août m'aurait-il laissé sur le côté de la route ?

Publié le 7 Août 2014

Et maintenant, oubliez tout le bonheur que j'ai essayé de vous décrire juste avant, dans cet article il n'y en aura pas, à deux exceptions près. Parce que cet article va décrire le début du mois d'août, qui s'annonce catastrophique et rempli de tristesse à l'état pur.

J'en étais donc au 2 août à 13h, retour du séjour à la mer avec Jeanne. Je passe 3h à dormir à moitié et hop, je repars en compagnie de Jeanne (oui oui, on passe toutes nos vacances ensemble cette année), Jasmin et Flavia au festival "les nuits secrètes" en France. Je suis heureuse jusqu'au moment (c'est au début du festival ) où Jasmin et Flavia me disent que la veille elles ont été au cinéma avec Valentin et tous les autres et que celui-ci leur a montré mes nos messages en disant que je ne lui répondais pas. Pour vous expliquer l'histoire, il a montré des sms datant du jeudi, jour où ni Jeanne ni moi n'avions nos gsms chargés car on avait toutes les deux oublié nos chargeurs. Il le savait très bien et m'avait dit qu'il n'y avais aucun soucis. Et voilà qu'il me fait passer pour la méchante qui ne répond pas à ses sms aux yeux de mes amis. Je suis triste et à ce moment-là je me dis que c'en est assez, que je ne veux plus de ça. Pleins de choses dans notre relation ne vont plus, mais je me dis que je me laisse la nuit pour réfléchir. En attendant il me faut 2 bonnes heures pour passer au-dessus de ça, mais voir Agnès Obel en vrai me fais oublier et me transporte au-delà de tout ça, dans un monde magnifique. Mais, savez-vous qui passait après Agnes Obel, qui était en tête d'affiche ce jour-là ? Moi je le savais, moi je faisais le décompte des jours depuis 1 mois, moi j'en avais déjà les étoiles pleins les yeux, avant même qu'ils n'arrivent. Je ne savais pas à quoi ils ressemblait, je savais que si je cherchais sur internet je pouvais facilement les retrouver mais je voulais garder le mystère qu'il avait instauré à leur début. Et là, les voilà. Ils sont là, à 3 mètre à peine de moi. Fauve, Fauve est devant moi, Fauve se produit devant moi et je ne le réalise pas. Je ne réalise toujours pas aujourd'hui d'ailleurs. Je vis quelque chose d'indescriptible, je regarde Jasmin et je lui dis qu'elles ne savent pas ce qu'ils représentent pour moi. Ils sont là, en train de chanter leurs chansons qui font partie intégrante de ma vie, qui m'aident, me guident, me réconfortent, m'accompagnent dans ma solitude. Je me mets à pleurer tellement je suis émue, Jeanne rigole et dit qu'elle est contente pour moi. Je gueule, je rigole, je pleure, je chante, je vis les plus beaux instants de ma vie. C'est un sentiment tellement fort, je ne sais pas comment vous expliquer ça. J'écoute du Fauve TOUT LE TEMPS, vraiment. Mon réveil c'est Fauve, je me lave en écoutant Fauve, je déjeune puis je reviens dans ma chambre et là Fauve défile en boucle toute la journée pendant que je m'occupe. Là maintenant je suis en train d'écouter Tunnel. De qui ? Eh bien de Fauve évidemment. Ils finissent leur concert et je n'y crois toujours pas. Je vais voir un garde du corps et je lui demande si il ne veut pas faire passer mes cd's au groupe pour qu'ils les signent et puis il me les rend. Il me dit gentiment qu'il n'a pas le droit de faire ça mais me dit que je peux toujours attendre devant une porte, on sait jamais. Alors j'attends avec une amie, on attend, on attend, on attend. Et là, devant moi, à moins d'un mètre, le bassiste passe tranquillement, inconito. Et moi je reste là, sans pouvoir dire quoique ce soit, sans arriver à émettre un quelconque son. Mon amie elle m'engueule, me demande pourquoi j'ai pas réagi. Pour finir on arrive à le "rattraper" (longue histoire) et on a pu discuter avec lui, tranquillement. Je vous écrits tout ça mais j'ai l'impression de mentir tellement c'est pas possible, tellement c'est surréaliste. J'ai demandé à une amie de me pincer. Putain je pense que vous l'aurez compris, ce fût LE plus beau jour de ma vie (là c'est vieux frères qui passe). Ca sera la seule journée du mois d'août où j'aurais été heureuse.. Elles sont toutes revenues dormir chez moi, moi j'étais aux anges. Le lendemain on se réveille et on repart avec Emilie en plus à un autre festival (trois jours de festival, j'trouve qu'on a plutôt bien géré hihi), Ronquières en Belgique. Paf la réalité qui me revient en pleine gueule. Et là je décide de dire à mon copain tout ce qui ne va pas entre nous, et de rompre. je mets juste Jeanne au courant pour pas ruiner la journée de festival. je me sens mal et en même temps libérée d'un gros poids. Je passe une journée de festival surper, on voit notamment James Blunt, Hoverphonic et Cats on Trees :). Il me demande par sms si il y a quelqu'un d'autres, je me dis qu'il a vraiment rien compris pour penser ça, ou alors qu'il se croit dans une série. Je me réveille le lendemain matin, donc le lundi 4 août. J'ai un sms de lui, en me demandant qu'on se reparle comme il y a trois mois, même si ça allait être dur pour lui ? Mais il croit quoi, pour moi aussi ça va être dur ! Mais bon je lui réponds que c'est comme il veut. Je passe ma journée de lundi à errer. Ma mère met ça sur le compte des deux jours de festivals, ma soeur croit que c'est simplement ma morosité habituelle qui est un peu plus forte. J'ai envie de pleurer toute la journée, de dormir également, ce que je fais. J'écoute Fauve et je m'endors. Je ne fais strictement rien jusqu'à 4h00 où je me décide à prendre un bain (ben oui, la douche c'était bien trop difficile alors j'ai pris un bain, chose que je n'ai pas faite depuis 1 an, au moins.) Ma mère et ma soeur pendant ce temps-là sont sur la grand place en train de voir Kate et William, de passage à Mons. Moi je prends mon bain de 16h00 à 18h30, et en ressortant je me sens toujours aussi sale. je me demande ce qui ne va pas chez moi. Pourquoi j'y arrive pas, pourquoi la vie c'est comme ça. Je voudrais en parler à ma soeur ou à ma mère, mais elles ne me demandent rien. Je vais me coucher en me disant que je n'ai jamais été aussi morte et vide de l'intérieur. Je me réveille mardi 5 août de la même manière. Triste, seule et désemparée. Rendez-vous chez la gynéco, trop personnel pour en parler, mais sachez que tout va mal. (non non, je parle pas de mst.) retour à la maison, état de léthargie qui revient à la charge, j'ai plus faim, plus envie de regarder la télé ou de lire, alors je m'endors encore une fois toute l'après midi en écoutant Fauve, enfin je me réveille quand même pour comettre l'irréparable : rechuter dans l'am. Et sur le brois droit en plus, celui que je m'efforçais de garder intact. C'était dur, violent et imprégné d'un soulagement destructeur. Fin d'aprèm je propose à Jeanne qu'on se voit, car je me sens seule triste et désemparée. On se voit donc dans un parc à Mons où on passe la soirée à fumer et à parler, jusque 23h30. On parle, on fume et elle me comprend. Elle me comprend toujours Jeanne, quand je lui dis quelque chose, je ne dois jamais le répéter, elle sait. Elle me raconte ce qu'a inventé le meilleur pote de mon ex à une de mes meilleures potes. J'ai envie de sauter d'un pont. Je ne sais pas ce qu'il se raconte derrière mon dos mais ça sent mauvais. J'ai l'impression de ne plus avoir que Jeanne. Arrive le mercredi 06 août, mais est-il obligatoire que je re-répète les mêmes choses ? Non, je suis triste et seule, je ne me fais pas belle, je fais un gros chignon dans mes cheveux et je veux mourir. Vers 16h00 je prends le bus pour aller chez Jeanne déposer des cours pour qu'elle les donne à une de nos potes qui doit repasser des examens, elle se prépare pour la soirée, je rentre chez moi à 17h30 encore plus triste et seule, elle me dit qu'elle m'enverra pleins de sms au soir. la soirée, la fameuse. Flavia organisait une soirée et nuit tente pour son anniversaire. Elle avait invité juste notre bande, donc 8 filles plus les garçons. Sauf que du coup j'ai décidé de pas y aller. Déjà parce que j'avais pas le moral pour, ensuite parce que j'en avais pas envie et enfin parce que ça allait être incroyablement gênant et que je voulais pas endurer ça. Alors j'ai passé ma soirée à déprimer encore plus, à attendre en vain les sms de Jeanne qui n'arriveront pas. Je vais me coucher en me disant que putain, un jour je partirai vraiment, et je ne reviendrai plus. Je prendrais le train jusque Anvers, ensuite je ferais de l'autostop jusque Amsterdam, là je me poserai quelques temps pour ensuite trouver un petit job en black, mettre de côté et me payer un billet d'avion. Puis vivre ma vie. Tout ça pour me réveiller en ce jeudi 07 août (il est actuellement vendredi 8 août 04h07 du mat', bref) encore une fois triste, etc etc etc. Pas de messages, de personne. Tout le monde se fou de moi, là j'ai envie de dire à ma maman qu'il faut qu'elle m'emmène voir un médecin, que j'ai besoin d'antidépresseurs, que j'ai besoin qu'on me soigne. Jeanne m'envoie "coucou toi" à 13h00, je réponds pas. Je me coupe dans l'après midi, ça y est mon bras droit est officiellement mort. Et la journée se passe, et je me lasse. Au soir je reçois un sms de papa "Noémi est à la maison, vous voulez venir ?" Libération, on est allée chez mon père, No nous a parlé de ses vacances, on a supplié mon père pour qu'il dise oui pour que je me fasse un nouveau piercing, on a parlé toute la soirée et ça m'a fait incroyablement du bien. je suis rentrée à l'appart, là j'ai dit que j'avais besoin de changement et que demain j'irai m'acheter une coloration. Vers 1h30 du matin je décide d'aller me coucher. Je me réveille à 2H40, en panique. J'ai l'impression que mon corps me gratte, surtout mon dos, alors je gratte et bouge dans tous les sens, j'ai l'impression que des millions de bêtes sont sur moi, je me lève, vais dans la cuisine, prends les cracottes et retourne dans ma chambre pour les manger, sans réfléchir. je sais pas encore si j'étais consciente ou si je faisais une sorte de somnambulisme accompagnée d'hallucinations. Je sens tout d'un coup l'odeur de citronelle, j'ai l'impression que la chambre en est infectée, puis j'ai l'impression que les bêtes sont revenues, et je mange en même temps mes cracottes de façon frénétique. Mais qu'est-ce qui m'est arrivé ? Je comprends pas... Dans tous les cas maintenant je suis là, à 4h15 du matin, réveillée, j'ai super mal à l'intérieur de l'oreille gauche (mais pas à l'endroit du tympan, plus au-dessus ) et je suis dans l'incapacité de me rendormir. Mais qu'est-ce que je vais devenir ?

Rédigé par Marie

Publié dans #Journal intime

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