Article égocentrique et futile

Publié le 27 Avril 2014

Semaine terrible, fille impassible, rire audible et tellement crédible.

Une envie de vous raconter ma semaine en détail, alors si cela ne vous intéresse pas (ce que je comprendrais), passez votre chemin.

Mardi, c'était la rentrée. Déjà, je me suis réveillée avec une araignée dans ma chambre, je me suis dit que c'était le signe que Dieu m'envoyait pour me dire "Mouahahaaa, prépare-toi à passer une journée pourrie !". Avant le début des cours je vois Justine, ça me fait du bien, elle me met de bonne humeur. Religion, un 19/20, génial. Cours de géographie, le prof s'acharne sur moi, je comprends rien, tout le monde rigole, je rougis et me terre à moitié jusqu'à la fin du cours. Envie de pleurer, je me sens mal, je veux crever. 15h15, fin des cours. Je rentre chez moi en bus pour repartir à 16h50 (toujours en bus) à mon cours de solfège. Se rendre compte qu'on a fait les mauvaises feuilles en devoirs de vacances, super. Puis cours de piano, de la merde, j'ai pourtant examen le lendemain. Au soir je me plains auprès de W.

Mercredi, la pire journée de la semaine. Cours d'escalade. Crise de panique, pleurs silencieux, V me réconforte, J m'encourage mais je sais qu'au fond elle jubile. Je veux partir de la salle d'escalade, j'en ai marre. Puis cours de néerlandais, je lache à Flavia que je suis fatiguée psychologiquement, elle relève pas. Fin des cours à 12h40, je fais rien jusque 15h30, trop stressée. Là je prends mon bus pour aller à mon examen de piano. Examen que je foire totalement. Heureusement personne de ma famille n'est venu me voir. J'ai envie de pleurer, je me retiens. Attendre 1h le bus, rentrer chez moi, me rendre compte que je dois encore bosser. Et puis je sais plus trop, mercredi, c'est déjà loin.

Jeudi, jeudi je crois que ça a été, enfin j'ai quand même un peu étouffé dans les toilettes mais bon ça va, je pense avoir passé une bonne journée dans l'ensemble.

Et puis vendredi, triste, heureux, je sais pas vraiment. Il s'éloigne de moi, et je me rends compte qu'il parle très souvent à Clara. C'est bon, j'ai aucune chance. Je suis défaite mais je pleure pas, de toute façon j'ai pas de coeur alors. La prof de math part du cours pcq sa maman va mourir, elle me fait de la peine. Fin des cours à 14h25, J me prend sans cesse pour une conne. Et moi dans ma tête je me dis "au moins, tu es plus mince qu'elle", sisi la folle. V me calcule plus trop je pense. Je rentre chez moi vers 15h30; à 17h on se retrouve presque tous à un festival pour aller voir une amie jouer avec son groupe. Je me retrouve un peu bourrée. Je me sens grosse, inutile, seule, seule, seule, seule. Mon amie joue juste méga bien avec son groupe, je suis trop fière d'elle.

Samedi la flemme de décrire.

Et puis aujourd'hui, aujourd'hui. Je n'ai rien fait pour les cours de la journée. Papa part demain pour trois semaines, il va juste terriblement me manquer. Et puis, je vais devoir passer 24 jours chez ma mère, l'enfer. Ca fait 4h que je suis ici, elle me saoule déjà, et je me sens déjà mal. J'ai envie de me couper, couper, couper, couper, couper. Mais je sais pas trop où le faire. Mercredi j'ai une soirée, donc bon j'ai déjà bien assez de cicatrices toutes boursouflées et rouges. Je veux plus toucher à mes cuisses-jambes. A une époque je le faisais sur la plante des pieds, mais du coup je chiais de douleur pendant deux semaines. Oh et puis hier j'ai à nouveau rongé tous mes ongles, mes 10 doigts saignaient, c'était répugnant. Et là rien qu'à taper sur le clavier j'ai mal. Je dois encore travailler pour demain. Ce soir je pense que je vais écouter en direct le concert de Fauve. Je vais essayer de résister à la tentation de l'am, mais franchement à quoi bon.

Rédigé par Sushi_

Publié dans #Journal intime

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